mardi 1 janvier 2019
vendredi 2 novembre 2018
Ouvertures dominicales des Supermarchés : un choix de société !
Depuis 20 ans
- à l’échelle du Pays-de-Rennes - un consensus s’est dégagé pour limiter à
quelques jours par an les ouvertures exceptionnelles des
hypermarchés/supermarchés et des grands ensembles commerciaux.
Ce consensus sur
les ouvertures exceptionnelles s’est formé, puis ancré dans la durée, grâce au
travail mené au sein de la conférence du dialogue social, instance où siègent des représentants des salariés et des employeurs. Les élus organisent ce dialogue
et les maires prennent ensuite les dispositions administratives pour mettre en
œuvre les accords trouvés entre partenaires sociaux.
Dans chaque
établissement commercial, les représentants des salariés veillent à la bonne
application du protocole d’accord, plus particulièrement le principe du
volontariat et des compensations pour les salariés travaillant ces jours
d’ouvertures exceptionnelles (quelques dimanches et jours fériés par an).
Malheureusement,
ces dernières années, plusieurs établissements du secteur alimentaire d’une
surface de vente de plus de 700 m2, se sont exonérés de ces accords, mettant en
péril tout le dispositif, en ouvrant les dimanches matin, ce que leur autorise
le Code du travail.
Les partenaires sociaux mobilisés
Devant le
risque d’une généralisation de ces comportements opportunistes (il est facile
de réaliser un bon chiffre d’affaire lorsque tous vos concurrents sont
fermés !), les partenaires sociaux ont sollicité le préfet pour que
l’accord soit rendu opposable par voie d’arrêté.
Le préfet a bien
pris un arrêté en 2016, mais celui-ci a été annulé au début de cette année par
décision du Tribunal administratif. A présent, le préfet n’est plus en
mesure de prendre un nouvel arrêté sans risquer d’engager la responsabilité de
l’Etat.
Parallèlement,
les partenaires sociaux ont trouvé un nouvel accord sur le Pays-de-Rennes, pour
une durée de trois ans, mais sans caractère contraignant.
Les grandes enseignes rappelées à leurs responsabilités
Confrontée à des difficultés financières récurrentes, une grande enseigne a décidé d’ouvrir
des supermarchés tous les dimanches matin.
Cette décision unilatérale, dictée
par des considérations qui d’affranchissent totalement du contexte local, porte
atteinte au principe du repos dominical des salariés déjà soumis, dans ce
secteur d’activité, à des contraintes horaires fortes. Une autre enseigne a
décidé de lui emboîter le pas, puis de surseoir pour quelques mois.
Ces décisions
de grands groupes nationaux menacent le commerce de proximité avec des risques certains
sur la vitalité des centres-bourgs et l’emploi au cœur de nos territoires.
Ainsi, à
Chavagne, on peut craindre une baisse de fréquentation de nos commerces avec
ces ouvertures de supermarchés le dimanche matin. Cela engage la pérennité des
commerces de notre centre-bourg.
Le dimanche
est également un temps privilégié pour les activités associatives, nécessitant
souvent la présence d’encadrants bénévoles.
C’est donc un
choix de société qui est en jeu !
Les élus et
partenaires sociaux en appellent à la responsabilité des enseignes.
Ils invitent
également à la réflexion le citoyen-consommateur qui a le pouvoir d’infléchir
les décisions d’enseignes par ses actes d’achat, notamment le dimanche matin.
dimanche 1 juillet 2018
Révision du plan de déplacements de la Métropole de Rennes
Elaboré
en 2007, le Plan de déplacement urbain est en révision.
L’enjeu ?
Offrir des
solutions de déplacements adaptées à chacun et respectueuses de
l’environnement, en répondant à trois grandes problématiques :
Quelle place pour la voiture ?
Constat
partagé, la place que nous accordons à la voiture est la principale cause des
difficultés que nous rencontrons au quotidien. Nous nous déplaçons aux mêmes
endroits, aux mêmes heures, dans des véhicules conçus pour plusieurs mais que
nous utilisons seuls. Résultats : congestion aux heures de pointe dans des
lieux assez bien identifiés (entrées et sorties de centre-bourg, pénétrantes,
rocades…) et, il ne faudrait pas l’oublier, pollution.
Alors
que certains réclament plus d’aménagement de voirie, la plupart des aires
urbaines se tourne vers la promotion d’une mobilité moins individuelle et
éco-responsable. Les solutions passent par un travail fin sur l’organisation
des activités générant des déplacements (horaires éducatifs, horaires de
travail) et par le développement d’une mobilité alternative. Le covoiturage de
proximité est à portée de main (ou de smartphone), grâce au développement des
applications mobiles. Les véhicules propres, les transports collectifs et
l’usage du vélo se renforcent.
Comment poursuivre le développement des transports collectifs ?
Malgré
un territoire étendu, notre réseau de transports collectifs urbains (métro,
bus) est un point fort et apprécié. Il est performant pour assurer le déplacement
dans ou vers Rennes, cœur de notre bassin de vie, et dans l’ensemble efficace,
régulier et confortable. Les bus deviennent plus propres. Les voies en site
propre se développement.
Reste
un maillon faible, généralement évoqué, celui des liaisons entre communes
périphériques. Des efforts ont été faits, notamment sur notre secteur pour
améliorer la correspondance de la ligne de bus 56 avec les lignes 54 et 55,
reliant Le Rheu et Mordelles, à l’arrêt Pont d’Avoine (formant un
« hub » local). Mais, l’accroissement de fréquentation reste
inférieur au développement de l’offre, ce qui montre la limite des transports
collectifs dans les territoires peu denses.
Les usages du vélo : comment passer à la vitesse supérieure ?
Le
développement du vélo au sein des communes et entre les communes méritera
surement le plus d’investissement. Sur certains secteurs, la pratique du vélo
est encore trop aujourd’hui assimilable à un parcours du combattant. Les défis
sont nombreux : sécuriser et entretenir les parcours, garantir leur
continuité, homogénéiser les aménagements et les signalétiques, assurer du
stationnement vélo adapté.
La
Métropole développe le service du vélo à assistance électrique et travaille à
la réalisation d’un réseau express vélo permettant aux habitants de se rendre à
Rennes en empruntant des voies cyclables continues en site propre.
Pour
le reste, c’est aux communes qu’il revient la responsabilité de sécuriser les
déplacements intra et intercommunaux via leurs programmes pluriannuels
d’investissement. A Chavagne, c’est tout le sens de l’aménagement progressif de
la zone 30 et des projets de liaisons intercommunales.
dimanche 29 avril 2018
Engagements électoraux
Une formule
passée à la postérité - que l’on doit à Henri Queuille, plusieurs fois ministre
de la 3ème et 4ème République - serait applicable à la
hausse des taux d’imposition que vient de décider la Majorité : « Les
promesses électorales n’engagent que ceux qui les écoutent ».
Ce qui ne pouvait être imaginé, en revanche, c’est que l’effort demandé à des Communes comme la nôtre serait aussi important et sur une durée aussi courte.
Nous avons eu cet échange avec la Minorité lors du dernier Conseil municipal.
C’est en tout
ce cas ce qu’écrit la Minorité dans sa tribune (cf. Journal municipal qui a été
distribué la semaine dernière).
Un rappel sur la
nature de nos engagements et du contexte de l’époque où ils ont été pris, s’avère
donc nécessaire.
Tout d’abord, il
faut redire que la crise financière de 2007, puis ses effets sur l’économie
mondiale entre 2008 et 2012, ont eu pour conséquence une forte dégradation des
comptes publics de notre Pays avec un niveau d’endettement inédit.
Fin 2013-début
2014, lorsque nous avons travaillé sur le programme du mandat 2014-2020, nous
avions connaissance des démarches de réduction des déficits publics de la
France engagées par le Gouvernement avec le soutien de parlementaires de tous
horizons.
Nous savions
que des efforts financiers seraient demandés aux Collectivités territoriales et que les
dotations de l’Etat aux Communes seraient amenées à baisser.
Aussi, lorsque
nous avons élaboré notre programme électoral, nous avons pris la précaution de
proposer de :
« Conserver
les taux d’imposition, inchangés depuis 2010, dans un contexte de baisse des
dotations de l’Etat ».
Nous avions
ainsi parfaitement conscience que les efforts demandés par l’Etat aux Communes
dureraient plusieurs années et nous inscrivions notre programme électoral dans
ce contexte, en limitant le volume d’investissements nouveaux en particulier.
Baisse drastique des dotations de l’Etat
Ce qui ne pouvait être imaginé, en revanche, c’est que l’effort demandé à des Communes comme la nôtre serait aussi important et sur une durée aussi courte.
Ainsi, une
baisse des dotations de l’Etat de quelques % sur 10 ans aurait été parfaitement
gérable pour Chavagne.
Mais c’est à
une baisse drastique de ses dotations à laquelle notre Commune a été confrontée
depuis 2014, sur 4 ans.
Le graphique
suivant, présenté dans notre tribune du mois de mars dernier, parle de lui-même :

Au global, pour
Chavagne, c’est une perte de 45% de nos dotations, soit 265.000€ de recettes en
moins chaque année à partir de 2018.
Mauvaise foi assumée ?
Nous avons eu cet échange avec la Minorité lors du dernier Conseil municipal.
Le plus
surprenant a été de constater qu’elle était… en parfait accord avec nous !
Alors pourquoi
utiliser cette formule du Ministre Henri Queuille si elle ne s’applique
pas dans le cas présent ?
« A vous de rectifier », selon la Minorité…
La mauvaise foi
assumée serait-elle devenue une marque de fabrique ?
mardi 27 mars 2018
Renouvellement de la composition des Comités consultatifs et Comités de pilotage
Conformément aux engagements pris par la majorité municipale en début de cette mandature (2014-2020) - afin de garantir la participation citoyenne aux prises de décisions - les Chavagnais peuvent s'inscrire, tous les deux ans, dans l'ensemble des groupes de travail.
Il s'agit de participer, pour toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, aux réunions des Comités consultatifs et Comités de pilotage où sont préparés les dossiers avant leur passage en Conseil municipal.
9 Comités consultatif - 2 Comités de pilotage
Comités consultatifs : Urbanisme, finances, solidarités, éducation, communication, vie associative, développement durable, participation citoyenne.
Comités de pilotage : quartier de la Touche, Vallée de Vilaine
Le renouvellement de la composition de ces Comités est en cours
Vous avez jusqu'au 10 avril pour vous inscrire ou ré-inscrire.
Vous pouvez le faire par un courrier adressé à M. Le maire, rue de l'Avenir ou par courriel à : mairie@chavagne.fr
Pour en savoir plus les thématiques de ces Comités, rendez-vous sur :
www.chavagne.fr ; rubrique Vie municipale > Equipe municipale
jeudi 1 mars 2018
Quels moyens financiers pour les Communes ?
L’exonération progressive
- sur trois ans - de la taxe d’habitation pour 80% des foyers fiscaux, après la
baisse importante des dotations de l’Etat de 2013 à 2017, relance le débat sur
la capacité des Communes à assurer leurs missions.
Pourtant, nos
concitoyens nous confirment chaque jour que l’échelon communal est le plus efficace pour assurer la majorité des
services de proximité.
Mais, sans
financements pérennes, comment ces mêmes Communes pourraient-elles garantir la
qualité des services du quotidien et préparer l’avenir ?
Une perte de 45% des dotations de l’Etat pour Chavagne
Pris dans une impasse financière aggravée par la
crise de 2008, l’Etat en est venu à réduire raisonnablement (en 2013 et 2014),
puis drastiquement (sur 3 ans, à partir de 2015) ses dotations aux Collectivités
locales.
Au global, pour
Chavagne, c’est une perte de 45% de nos dotations, soit 265.000€ de recettes en
moins chaque année.
A noter qu’en
2013, au moment où les différentes équipes préparaient leurs programmes électoraux
2014-2020, l’accélération du rythme de baisse des dotations entre 2015 et 2017
n’était pas encore connue des candidats…
Demain, quelle autonomie financière pour les Collectivités locales ?
Après ces
ponctions de l’Etat sur les dotations aux Collectivités, celui-ci va exonérer
progressivement 80% des foyers fiscaux de la taxe d’habitation. Or, cette
recette fiscale est la plus importante pour les Communes et elle est dynamique
pour les territoires en croissance démographique.
En outre, elle
responsabilise les élus locaux car ils ont à justifier leur politique de taux,
chaque année, au moment des votes des budgets.
L’Etat affirme
qu’il compensera la perte de recettes pour les Communes. Le passé nous a appris
que ce type d’engagement ne valait qu’un temps. Par ailleurs, la Constitution
de la République garantit aux élus locaux la libre administration de leurs
Collectivités.
Comment
préserver cette autonomie financière des Collectivités ?
A ce jour, le
problème reste entier, si on en juge par les annonces contradictoires de
membres du Gouvernement, ces dernières semaines.
L’engagement
des élus locaux aux côtés de leurs concitoyens est reconnu. Donnons-leur la
capacité à gérer leurs Collectivités locales dans la durée, en toute
responsabilité.
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